J’aime bien les romans post-apocalyptiques. Je ne suis pas
une spécialiste du genre, loin de là ! Une amatrice. Ayant envie d’approfondir,
j’ai fait un tour sur une liste Babelio :
je ne connais aucun des ouvrages cités ! Bon, il existe d’autres listes ou
je me retrouve un peu plus. Bref, je suis une curieuse qui ne revendique
aucunement l’exhaustivité.
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| quelques uns des livres cités ici |
D’ailleurs, je vais m’autoriser à être un peu critique de
ces listes. Pas mal d’entre elles
proposent des livres de SF, certains très très
bons, comme 1984 de George Orwell, ou Fahrenheit 45 de Ray Bradbury. Mais
soyons clairs : ce ne sont pas des romans post-apocalyptiques. Rentrent
dans cette catégorie les œuvres (littéraires ou cinématographiques) qui
dépeignent la vie après une catastrophe ayant détruit la civilisation, ou
comment une poignée de survivants essayent de reconstruire quelque chose dans
un monde effrayant, chaotique.
Et c’est bien cela que j’aime : l’étude que fait
l’auteur ou l’autrice du devenir des rescapés, la façon dont ils réagissent,
individuellement et collectivement, leurs tentatives de recréer une société,
quelque chose dont le sens peut parfois échapper aux lecteurs que nous sommes,
confortablement installés dans leurs canapés.
On retrouve quelques traits communs à presque tous ces
romans. Le premier est la violence qui nait du besoin de survie, de la peur de
l’autre, et des bas instincts supposés de l’espèce humaine.
Ensuite, beaucoup d’auteurs dépeignent la nature comme
devenue hostile, par exemple quand la catastrophe est une pandémie ou une
attaque « chimique ». L’exemple le plus frappant est peut-être le
tome 1 de la BD L’Éternaute. A l’opposé, d’autres récits montrent des humains
qui se rapprochent de la nature, réapprennent à cultiver et à se nourrir par
eux-mêmes.
Voici une liste des livres que j’ai lus (dans aucun
ordre !)
Nota : pour chacun je vous laisse consulter le résumé
sur votre site littéraire préféré
L’année du lion, Deon Meyer
Dans la rubrique violence, ce texte est champion ! Mais
sa grande force est la description d’une relation père-fils qui se construit
dans le monde d’après la catastrophe.
La route, Cormac McCarthy
Un des grands ouvrages du genre, qu’on ne présente plus. Un
livre magnifique, que je suggère à tous, même si l’anticipation ne vous attire
pas, car ce n’est pas le sujet.
Et toujours les forêts, Sandrine Collette
Un retour à la terre forcé, et presque fortuit. Un roman qui
évoque une catastrophe écologique sans le dire – le monde brûle- et imagine des
conséquences terribles.
La constellation du chien, Peter Heller
Ici le monde post-apocalyptique est devenu assez hostile et
survivre est devenu un art. Et au milieu de cet univers insoutenable, une
grande amitié s’est construite entre deux hommes très différents. Du point de
vue de l’étude de l’âme humaine, très puissant.
Ravages, Barjavel
Titre inévitable dans une telle liste. La description de
l’effondrement de la civilisation quand l’énergie disparait est bluffante. La
question de la survie, du renouveau est centrale mais hélas débouche sur un
embryon de société ou les femmes sont renvoyées à un simple rôle de pondeuses,
cette fin gâche tout.
Dans la forêt, Jean Hegland
Voilà un roman auquel je n’ai pas accroché, ou pas vraiment.
Pourtant la relation avec la nature, ou la réappropriation par les deux sœurs
héroïnes du roman est bien décrite, mais un truc mal identifié m’a laissée au
bord.
L’orage qui vient, Louise Mey
On pourrait qualifier ce roman d’anti-Ravage : il se
déroule dans une société restreinte à un hameau composée de femmes qui s’en
sortent très bien toutes seules. L’arrivée d’un homme va tout bouleverser. Un
zeste d’inspiration de Les proies, film de Clint Eastwood de 1971, mais cela
évolue très différemment. La particularité de ce roman, on ne sait rien de la
catastrophe, en hors de son nom, la Rétractation.
Mes recherches sur le sujet m’ont donné quelques idées pour
d’autres lectures, comme Station Eleven de Emily St John Mandel, ou Les
androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philippe K Dick, que
ma moitié vient de lire et qui a inspiré Blade Runner, et enfin un roman de José
Saramago, L’aveuglement. A lire absolument, tant la plume de cet auteur
m’avait enthousiasmée à la lecture de La Lucidité.
D’où me vient cette attirance pour ce genre, me
demanderez-vous ? Difficile de répondre à cette question. Mais certains
d’entre vous se rappelleront peut-être qu’en 2012, j’ai écrit deux « novellas »
inspirées de la supposée prédiction maya de fin du monde le 21 décembre 2012.
Deux versions possibles d’une fin du monde laissant naître un autre monde.
Peut-être ai-je simplement eu envie de découvrir comment d’autres pouvaient
envisager le monde d’après. Et le plus souvent, je ne suis pas déçue !
Et toi cher lecteur, aimes-tu ce genre ? Dis-moi tout
en commentaire !
Nota : si vous voulez en savoir plus sur mon livre, la
présentation sur le site de l’éditeur ici,
et une critique là