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dimanche 22 décembre 2024

Les livres 2024 qui apportent quelque chose

 


La période des fêtes, c’est souvent le moment de faire un bilan. Les années passées j'attendais janvier, et là, je ne sais pas pourquoi, j'ai eu envie de le faire dès décembre.

Cette année mon bilan est perturbé par une question qui m’a été posée récemment à propos d’un livre qui a reçu un prix littéraire : « est-ce qu’il apporte quelque chose ? » (L’auteur de cette question se reconnaîtra 😉 ).

Le roman en question est magnifiquement écrit, par une autrice qui travaille à l’extrême ses textes. L’histoire qu’elle raconte est prenante, incontestablement. Mais au fond, ce livre ne va pas me laisser des souvenirs prégnants. Juste une vague réminiscence. Parce que le sujet a déjà été traité.

Alors j’ai repris la liste des livres lus cette année en me demandant s’ils m’avaient apporté quelque chose. Sur une quarantaine de textes, entre ceux lus juste pour se détendre, et ceux qui ne m’ont pas plu, il en reste assez peu.

ü Voici donc ces romans que je vous recommande chaleureusement

Le silence de Dennis Lehane

En cet été de 1974, à South Boston, quartier irlandais de Boston, Mary Pat Fennessy mène une existence routinière. Un soir, Jules, sa fille de dix-sept ans, ne rentre pas à la maison et sa trace disparaît dans la chaleur moite de la ville. La même nuit, un jeune Noir se fait mortellement percuter par un train dans des circonstances suspectes. Ces deux événements sans lien apparent plongent les habitants de Southie dans le trouble. D’autant que la récente politique de déségrégation mise en œuvre par la ville provoque des tensions raciales et qu’une grande manifestation se prépare. Dans la recherche effrénée de sa fille, Mary Pat, qui croyait appartenir à une communauté unie, voit les portes se fermer devant elle. Face à ce mur de silence, cette femme en colère devra lutter seule pour faire éclater la vérité, aussi dévastatrice soit-elle.

Ce que ce roman apporte ? Il met en lumière les relations tendues entre communautés, y compris celle des ces blancs pauvres que la vie a broyés. Sans manichéisme, Dennis Lehane illustre combien la justice est une notion complexe selon votre origine. Qu’il est aussi difficile d’être la mère blanche d’une ado en rupture de banc dans une cité que d’être la mère noire d’un jeune homme dans une ville raciste. Le résultat, c’est un roman très noir, un polar ou l’enquêteur est la mère d’une disparue, un constat social sans appel, une remise en question de rêve américain.

Une mention spéciale pour la couverture, jaune comme les bus scolaires US et comme la bonne vieille série noire Gallimard.

Une brève histoire de l’égalité de Thomas Piketti

Celui-là, j’ai mis six mois à le lire ! L’auteur indique l’avoir écrit pour proposer un résumé de son travail aux personnes qui ont du mal à lire ses autres livres. Mazette !

Cela dit, Cette compilation d’études extrêmement détaillées, chiffrées, analytiques dresse un tableau de la situation mondiale en termes d’égalité. Thomas Piketti y montre une marche assez inexorable du monde vers plus d’égalité (entre les classes sociales, entre hommes et femmes, entre personnes d’origines techniques différentes, entre les pays), une sorte de tendance de fond mais hélas… qui va lentement. Qui a été mise à mal depuis les années 80-90.

Illustré de nombreux graphiques, avec des données sourcées, cet essai permet de comprendre bien des mécanismes d’évolution des sociétés. L’auteur y fait de nombreuses propositions appuyées par le résultat d’expériences menées dans le passé, et à la lecture, je me suis souvent demandé si les hommes politiques d’aujourd’hui, avec leurs certitudes et leurs affirmations péremptoires, ont la même hauteur de vue. La réponse est clairement non.

Mon sous-marin jaune, Jon Kalman Stefansson

Un écrivain qui ressemble beaucoup à Jón Kalman Stefánsson aperçoit Paul McCartney dans un parc londonien, en août 2022. L’ancien Beatles est le héros de sa jeunesse, et le narrateur rêve de lui parler. Mais il lui faut d’abord préparer cette conversation, trier ses souvenirs, mettre de l’ordre dans l’écheveau d’émotions et de récits de toute sorte qu’il aimerait partager avec son idole.

C’est donc à ce voyage dans le temps que nous invite Mon sous-marin jaune. À commencer par l’histoire d’un jeune garçon qui apprend au détour d’une phrase que sa mère vient de mourir.

Voilà un livre dont la lecture m’a régalée !

Raconté pour l’essentiel par le garçon, le récit est construit sur une logique enfantine, implacable et imparable, qui donne lieu à des réflexions pour le moins réjouissantes ou attendrissantes. Sa compréhension du monde va vous désarçonner, chers futurs lecteurs, mais cette déstabilisation va vous enrichir ! Un voyage dans le temps et l’espace, de la Mésopotamie 5000 ans avant JC à l’Islande, en passant par la Genèse et une vision du christianisme tout à fait décoiffante.

La musique occupe une grande place, avec outre McCartney, John Lennon, Johnny Cash, tout ce petit monde dans une voiture improbable. Ce roman vous emmènera dans tant de situations, avec tant de loufoquerie et de digressions comme en produit spontanément la pensée humaine, qu’il est bien difficile de le résumer.

Il vous conviera aussi à une réflexion sur le sens de la vie et sur la mort, sur le sens que chacun peut donner à sa vie, et sur l’importance de la littérature pour construire sa vie. Dit comme ça, cela pourrait sembler un peu rasoir, et bien non c’est jouissif !

Vous trouverez peut-être que 3 livres, ce n’est pas beaucoup…

ü Ouvrons donc une autre rubrique, celle des livres qui ont été tout de même un bon moment de lecture :

Les guerres de Lucas, roman graphique de Bernard Roche et Laurent Hopman

Juste parce que Star Wars, ça a quand même été un point de bascule cinématographique pour beaucoup de personnes de ma génération, c’est cool d’en savoir plus sur sa création.

La sentence, Louise Erdrich

Pas le roman le plus fort de Louise Erdrich à mon sens, mais très ancré dans le monde d’aujourd’hui, avec l’évocation du COVID des manifestations après la mort de George Floyd.

Je l‘avais choisi car il se passe dans une librairie, et que j’admire Louise Erdrich. Mais en cherchant une sorte de convergence des luttes entre le racisme à l’égard des african-americans et celui à l’égard des natives americans, il me semble qu’elle passe un peu à côté de son sujet.

Le lecteur en apprend un peu sur les cultures amérindiennes, mais elles sont tellement variées !

L’héroïne étant libraire, vous pouvez vous constituer au fil du texte une belle liste de lecture 😉

Les secrets de Ciempozuelos, Almudena Grandes

La société espagnole des années d’après la guerre civile est mal connue, et Almudena Grandes n’a cessé de l’explorer, à travers des romans de grande ampleur. L’angle de vue choisi ici est celui d’un psychiatre espagnol qui a fui l’Espagne pendant la guerre, fait ses études en Suisse et décidé de revenir pour tester un nouveau médicament.

Il va se retrouver étranger dans son propre pays, ignorant la profonde transformation impulsée par le régime franquiste, ce qui va créer des situations délicates.

Le roman se déroule sous plusieurs temporalités imbriquées : la fuite, la vie en suisse, la nouvelle vie en Espagne, ce qui peut le rendre un peu complexe. Mais c’est dans les habitudes de l’autrice !

J’y ai cependant pas mal appris, par exemple sur l’alliance entre l’Église (plus profonde que je pensais) et le pouvoir, sur la lutte implacable contre les ennemis de l’Espagne, et sur les traitements épouvantables faits aux femmes.

Madelaine avant l’aube, de Sandrine Collette

C’est un endroit à l’abri du temps. Ce minuscule hameau, qu’on appelle Les Montées, est un pays à lui seul pour les jumelles Ambre et Aelis, et la vieille Rose.
Ici, l’existence n’a jamais été douce. Les familles travaillent une terre avare qui appartient à d’autres, endurent en serrant les dents l’injustice. Mais c’est ainsi depuis toujours.
Jusqu’au jour où surgit Madelaine. Une fillette affamée et sauvage, sortie des forêts. Adoptée par Les Montées, Madelaine les ravit, passionnée, courageuse, si vivante. Pourtant, il reste dans ses yeux cette petite flamme pas tout à fait droite. Une petite flamme qui fera un jour brûler le monde.

Parce que la plume de Sandrine Collette, selon mes critères, est exceptionnelle.

 

Et si vous le souhaitez, je peux dans un prochain post créer une rubrique « les livres qui n’apportent rien ». Dites-le en commentaire !

 

 

lundi 15 janvier 2024

Bilan, objectifs et réflexions



Il fait un froid de canard dehors, et des chasseurs sont dans les parages. Cela ne donne pas trop envie de sortir, mais plutôt de partager mon année 2023 de lectures.

J’ai lu au total 45 livres, dont 8 essais, la plupart d’entre eux pour mon travail.

Alors 45, bien ou pas bien ? En fait, ce n’est pas comme ça que je me pose la question. Ce qui me semble important est : est-ce que je me suis fait plaisir ? D’un point de vue purement chiffré, je me suis fait vraiment plaisir sur 12 livres dont je vous ai parlé ici pour le 1er trimestre, ici pour le second, et là pour la dernière moitié de l’année. Mais pour une raison que je ne m’explique pas, je garde l’impression d’une année mitigée. D’une année en demi-teinte.

Peut-être que le besoin de lire beaucoup pour le travail, des essais donc, me donne le sentiment de m’être peu consacrée aux romans. Et ce n’est pas faux, 36 œuvres c’est une petite année, toujours en termes de quantité. Pas assez pour une sensation de plénitude littéraire, pour me sentir nourrie par mes lectures.

Alors certains me demanderont quel est mon objectif de lecture de romans pour 2024. Ce sujet a fait l’objet de débats sur BlueSky. Des internautes qui ont lu 110 livres en 2023 et visent 120, d’autres qui en ont lu 10 et s’interrogent sur un objectif raisonnable, d’autres enfin heureux d’avoir lu un livre après des années d’abstinence, et ne demandant pas beaucoup plus pour l’année qui s’ouvre.

A tous j’ai répondu que je n’avais jamais d’objectif, même si je note dans un fichier toutes mes lectures et que j’en tire des bilans. Que ma seule envie était de me faire plaisir en lisant, ce qui veut dire : lire de bons livres (de mon point de vue, hein, à chacun ses goûts) ; découvrir des univers, des lieux, des cultures, des façons d’être au monde à travers ces romans ; sortir de cette lecture avec un petit truc qui a changé en moi.

Au-delà du plaisir d’entrer dans une œuvre artistique, la lecture est une façon pour moi de ne jamais me reposer sur ce que je crois savoir, sur mes certitudes ou mes croyances. C’est une façon de me laisser provoquer par l’auteur ou l’autrice, c’est accepter de me remettre un peu en cause. C’est rester ouverte sur le monde. Ouvrir un lire, c’est un peu ouvrir une fenêtre, ou ouvrir les yeux.


 

mercredi 3 février 2021

Passer à 2021 en livres


Cette période de l’année est devenue celle du bilan. Enfin c’est l’idée que je m’en fais puisque les billets identifiés « bilan » ont été publiés à l’été 2013, en janvier 2014, fin 2014 (autant dire janvier 2015), en janvier 2016 et en juillet 2018. Bon en fait c’est un peu quand je veux, quoi. Cela me rappelle le journal de mon école, pour lequel je faisais la mise en page, et dont le rythme de parution nous l’avait fait baptiser « irrégulomadaire ».

Allez, peu importe, on y va, on fait le bilan. Ensuite on passe à 2021 😀

En neuf ans d’existence, ce blog a vu mettre en ligne 225 articles, soit quelque chose comme 2 articles par mois. Bien ou mal on s’en moque, c’est juste pour afficher un chiffre.

En juillet 2018, je constatais avec plaisir que mes billets ont une vie propre (lien) : en gros, après que la pub sur les rézosocios était finie, leur score de lecture continuait à monter gentiment. Eh bien ceci est toujours vrai puisqu’à l’époque A l’Encre Bleu Nuit totalisait 185 lectures par billet en moyenne et qu’aujourd’hui c’est 210 ! Rien ne pourrait plus me réjouir. Savoir que les sujets abordés peuvent toujours avoir un intérêt, c’est flatteur.

L’année 2020 a été spéciale pour moi. Bon je sais, pour vous aussi, mais là je vous parle de mes lectures. Le premier confinement m’a un peu bloquée, et je vous en ai longuement parlé ici (lien). Le deuxième c’était nettement mieux, mais il n’a pas fait l’objet d’un article.

Au final, j’ai lu 34 livres, un peu moins que d’habitude, je tourne plutôt à 37. Les chiffres confirment mon sentiment de blocage, ça rassure quand les chiffres disent la vérité, non ?

Parmi ces lectures, quelques-unes ressortent comme les grands livres de mon année, et au fond c’est ça qui est important, plus que les chiffres. Voici donc mes conseils de lecture :

Et toujours les forêts, Sandrine Collette

Une histoire de fin du monde, qui brûle soudain tout ce qui se trouve à la surface de la terre, et ne laisse survivre que ceux qui étaient dessous, comme le héros qui se baladait dans les catacombes avec ses amis.

Il décidera de retourner auprès de son arrière-grand-mère, au fin fond d’une campagne ou règnent les forêts, puis tentera de repeupler la planète…

Une destruction, une errance puis l’essai d’un nouveau départ : il y a bien entendu du Ravage de Barjavel dans ce roman. Mais il est ancré dans le monde d’aujourd’hui, avec ses grandes faiblesses, dont le dérèglement climatique, et la fin est moins porteuse d’espoir : il ne s’est pas encore créé de nouvelle société.

J’aime beaucoup la plume de Sandrine Collette, et elle est ici d’une force incroyable pour décrire le monde d’avant et le monde d’après ;-) ainsi que l’obstination presque animale du héros, portée par un instinct de survie jamais mentionné mais toujours présent.

Le rire du grand blessé, Cécile Coulon

Formidable histoire d’un monde ou la lecture est devenu un grand spectacle dans des stades, pour calmer les dépressions et susciter des « sentiments ». Les hommes qui assurent la sécurité de ces événements ne savent pas lire et ne comprennent pas ce que cela suscite.

Evidemment un évènement imprévu va mettre un grain de sable, révéler l’envers du décor et permettre un merveilleux hommage à des fleurs pour Algernon, de Daniel Keyes (que je recommande vivement !)

Le cœur de l’Angleterre, Jonathan Coe

Excellent, une chronique qui court de 2010 à 2018, en suivant les personnages on voit l’Angleterre se déchirer progressivement. Chez eux ça a donné le Brexit, chez nous les gilets jaunes. Tès instructif, en plus du plaisir de retrouver les personnages de Bienvenue au club, quarante ans plus tard

Voyage d’hiver, Jaume cabré

Que dire ? juste : « prodigieux ».

Un ensemble de quatorze nouvelles qui s’appellent et se répondent, utilisant les mêmes personnages, le même contrepoint musical surprenant de Kaspar Fisher, la présence de Schubert ou  de Rembrandt Van Rijn, même si les textes se situent dans les lieux et des temps différents, La Catalogne, Oslo, Vienne, …

Pour réussir un exploit pareil, il faut une maîtrise incroyable des textes, qui annonce Confiteor, roman d’une merveilleuse complexité, qui fait appel également à la présence de la musique, la multiplicité des lieux et des époques. Pour moi, cet auteur est un géant de la littérature actuelle.

la discrétion, Faïza Guène

Ce roman suit une femme née en 1949 en Algérie, grandie dans un pays déchiré par des guerres, puis mariée à un homme immigré en France, ou grandiront ses quatre enfants. Il explore comme une femme un peu révoltée pendant ses jeunes années devient, petit à petit, une femme effacée, qui essaie de se fondre dans le paysage, dans une France qui ne veut pas vraiment d’elle ni de ses enfants. Comment la discrétion devient pour elle la grande vertu, comment ses enfants deviendront frustrés par la vie qu’ils mènent, pas celle qu’ils auraient rêvée, une vie pleine de renoncements, de déceptions, et de difficulté à trouver leur place.

La colère refoulée par la mère est le terreau dans lequel ses enfants ont grandi, et elle pourrait exploser en eux.

L’écriture est simple comme les gens dont elle parle, d’une très grande finesse sur leurs sentiments, tout ce qui fait les petites et les grandes humiliations du quotidien. A petites touches, l’autrice aborde de nombreux sujets de société, et sans brutalité a tendance à gratter là où cela fait mal.  Une des très belles surprises de cette rentrée littéraire !

(nota : je vous copie-colle ici mes notes perso, elles sont longues ou courtes mais elles concernent toutes des livres exceptionnels !)

Un autre point marquant de l’année 2020 est … que j’ai lu des essais ! Je suis une fervente du roman. J’adore la fiction, et pour peu que l’auteur ait fait un vrai travail de recherche, j’apprends plein de choses en lisant du roman. Mais parfois… l’essai est irremplaçable. Sauf que souvent c’est dur à lire, un essai. Je l’avoue : j’ai souvent du mal. Parfois le vocabulaire, parfois la façon dont les choses sont expliquées me posent problème. Et pourtant cette année j’ai lu :

  •     Henri-David Thoreau, la désobéissance civile
  •     Je chemine avec Gilles Clément
  •     Frédéric Lenoir, Vivre ! dans un monde imprévisible
  •     Jacques Tassin, penser comme un arbre.
  •     L’indépendance catalane en questions, Peloille/Buj/Trepier (commencé en 2020, fini en 2021)

Un superbe score ! J’ai été troublée par Thoreau, même si son acte de désobéissance civile est tout petit par rapport à ceux des activistes actuels qui se réclament de lui, et fascinée par le livre de Jacques Tassin qui déconstruit des idées proposées par un certain forestier allemand, qui me paraissaient… trop anthropocentrées.

Frédéric Lenoir propose des pistes intéressantes pour faire face à la crise actuelle et peut aider beaucoup d’entre nous, Gilles Clément est aussi une source d’inspiration, dans un registre différent !

L’essai sur l‘indépendance catalane m’a semblé partisan et m’a agacée.

Mais au final, ces lectures m’ont toutes enrichies, différemment de ce que ferait un roman, et je suis très fière d’en entre venue à bout !

L’année 2020 est finie, 2021 sera sans doute encore une année difficile, mais point de vue lecture je me sens plus armée. J’ai une belle PAL (1), et la franche envie de lire ces livres qui parfois m‘attendent depuis… des années ! Mais les fidèles lecteurs de ce blog le savent déjà, j’en ai parlé en 2013 ici. Depuis je n’ai pas changé, si ce n’est que ma PAL est beaucoup mieux rangée.

 Je vous souhaite une année riche en belles rencontres littéraires, pour le reste de votre vie ça ne me regarde pas ;-)

PS : merci à Valérie qui se reconnaitra pour ses conseils de lecture en 2020 (Cécile Coulon et Frédéric Lenoir cités ici), et à Philippe Poulet pour le conseil sur Jacques Tassin.

 (1): Pile A Lire