Affichage des articles dont le libellé est poésie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est poésie. Afficher tous les articles

dimanche 20 mai 2018

Partir


Du 14 mars au 15 avril 2017, la RATP organisait un prix de la poésie, thème libre, avec une seule contrainte : une à quatorze lignes. J’ai écrit un texte… qui est resté sur mon bureau ! J’ai un peu oublié de l’envoyer…
Mais le voici, tout spécialement pour vous amis lecteurs :

Partir vers une destination rêvée
Partir pour aller travailler
Partir pour enfin vivre
Partir en décidant de ne plus suivre
Cette route si droite, trop évidente
Abandonner cette vie trépidante
Partir pour se laisser bercer
Pour s’envoler pour percer
Les secrets d’hier, de demain
De ce futur pas vraiment humain
Partir enfin pour te revoir
Toi qui illumine mes matins mes soirs
Et de nouveau à fond ressentir
Tibilibilibilibliiiiiii, fermeture des portes, partir

lundi 28 janvier 2013

Poème improvisé

Voici un petit poème improvisé en quelques minutes (et qui donc a besoin de votre indulgence) à l’invitation d'un groupe du google+. 

Poète hélas je ne suis
l’harmonie rythmée me fuit

Des mots je sais me jouer
composer des phrases
imaginer des expressions

Je ne voudrais point vous flouer
d'étapes en phases
je n'offre pas de vers,mais une histoire à l'unisson

de mes sentiments,
de mes tourments,

de mes rêves,
de mes inspirations.
Je veux exprimer sans trêve
la grande ronde des impressions.

J'offre des contes, des romans
des livres qu'on goûte page après page
j'offre des nouvelles, des récits
textes de peu de pages,vite lus ou dits.

mercredi 3 octobre 2012

Passages, de Jean-Claude Duponq



J’ai eu un jour l’immense privilège de relire un recueil de poèmes écrit par mon ami Jean-Claude Duponq, alias Ecritrève (lien) sur son blog et @asaformation sur Twitter. C’est à la fois une grande responsabilité eu une belle marque de confiance. J’en sais quelque chose, je lui ai fait relire une de mes nouvelles ! Il faut dire qu’il m’avait soufflé une excellente première phrase.

Bon, ne nous dispersons pas. Je lis peu de poésie. C’était donc un exercice difficile a priori. Mais Jean-Claude me l’a sacrément facilité ! Tout simplement parce que ses poèmes m’ont plu. Et aussi parce qu’il n’y avait presque rien à corriger, deux fautes de frappe par ci, une étourderie par là, ce manuscrit avait été drôlement travaillé ! Cette idée de l’auteur artisan qui polit et repolit ce qu’il a écrit pour en obtenir le meilleur me séduit.

Quelques mots sur les poèmes ?  Simples, rythmés, variés, ces textes touchent au cœur. Ils évoquent la nature, l’humain, une vie que j’aime. Un zeste de fantastique, de la jonglerie avec les mots, du quotidien et de l’inattendu, des silhouettes finement croquées, il y a tout pour un joli moment de lecture. Pour vous faire plaisir.


Et pour finir, bien avant moi, Jean-Claude jouait sur encre et ancre. Tu as raison, cher ami, levons l’ancre !

   Traces d’ancres

   Laisser glisser la plume
   Et tracer la courbe du verbe
   Dans une mer de tranquillité
   S'entourer pour être plus forts
   Dans le passage des arabesques
   Avant d'emprunter la route des déliés
   Et s'étourdir des rires
   Aux sonates éphémères
   Au diable la chrysalide !
   Et adieu les ratures
   File, file la bille
   De l'encre
   Des ancres, il naîtra !

Je sens que ça vous tente,  alors vous pouvez trouver ce recueil ici.

vendredi 30 mars 2012

Royaume des morts, royaume de la poésie


Une visite au Père Lachaise peut être une belle promenade au royaume des lettres. Pas seulement me direz-vous, on y rencontre aussi des musiciens, des savants, des dignitaires de l'Empire... Mais vous me connaissez, j'aime bien parler de ceux qui œuvrent avec leur plume...

Compte tenu de la magie du lieu, de son ambiance feutrée et paisible malgré la foule de visiteurs, de son aspect de parc arboré malgré l'entassement des tombes, comment ne pas s'intéresser surtout aux poètes ? Le lieu semble fait pour eux. Mon coup de cœur personnel va à Jean-Baptiste Clément, auteur de Le Temps des Cerises, qui fait face pour l'éternité au mur des Fédérés. 



Au passage, une pensée émue pour tous ceux à qui cette partie du cimetière rend hommage nous habite: déportés morts dans les camps, républicains espagnols et brigadistes, victimes d'attentat et bien sûr les 147 communards morts mort là en 1871.

Paul Eluard, malgré ses relations chaotiques avec le parti communiste, chemine main dans la main avec Maurice Thorez. 



Comme il l'avait souhaité dans son poème Elégie:
Mes chers amis, quand je mourrai,
Plantez un saule au cimetière.
J'aime son feuillage éploré ;
La pâleur m'en est douce et chère,
Et son ombre sera légère
À la terre où je dormirai.
Alfred de Musset dort sous un saule. 



Dernier poète de ces rencontres, Jean de la Fontaine accompagne sobrement Molière au sein du royaume de la fantaisie au service de la morale. 



La cloche résonne, dirigeons-nous d'un pas nonchalant vers la sortie... pour déboucher dans une rue encombrée de voitures et parsemée de feux rouges, pour sortir d'un univers de paix et de créativité et retrouver brutalement la civilisation moderne. Souhaitons à nos poètes un repos serein à l'ombre des vieux arbres qui veillent sur eux.