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vendredi 24 février 2017

Saint-Valentin ou Sant-Jordi ?



Il parait qu’il y a beaucoup de gens qui boudent la Saint-Valentin. Le Monde s’en est fait écho (ici) et je fais partie de ces gens qui trouvent que c’est trop commercial, que le rose et le rouge ne sont pas plus les couleurs de l’amour que toutes les autres couleurs de l’arc-en-ciel, et que je n’ai pas envie qu’on m’impose que ce soit ce jour-là que je dois célébrer ma moitié.

J’aime bien l’idée qu’un couple fête sa relation, en un moment un peu spécial. Mais, comme en beaucoup de choses, j’aime décider comment je procède. J’ai de la chance, c’est le cas de ma moitié ! (qui se ressemble s’assemble ?)

Alors nous avons décidé de fêter la Sant Jordi. Qu’est-ce que c’est ? Une fête catalane, qui peut se décliner de multiples façons. On dit que les amoureux offrent une rose à leur belle, et qu’elles offrent un livre en retour. Nous l’avons adaptée : chacun offre à l’autre une rose et un livre. D’autres également l’ont adaptée et offrent des livres à leurs proches. En voici une présentation que j’aime bien : http://www.spain.info/fr/reportajes/la_fiesta_sant_jordi.html



Mais puisque c’est aussi une fête officielle du calendrier, où est l’intérêt, me direz-vous ?

Dans notre esprit cette façon de se fêter a plusieurs avantages
- c’est notre choix. Il ne nous a pas été imposé, il part d’une vraie envie
- c’est romantique mais pas bêbête, gnan-gnan comme la Saint Valentin (voir plus haut)
- il n’y a aucune surenchère dans les cadeaux, un livre ça reste un cadeau à un prix raisonnable.

Et ce qui me fait le plus plaisir, lorsque j’en parle autour de moi c’est que… l’idée séduit ! Beaucoup de gens trouvent que cette façon de célébrer son amour parle plus au cœur que bien des Saint-Valentin !

lundi 26 mai 2014

petits bonheurs de lecture #9: Le cercle des douze



Ceux qui me suivent avec régularité savent combien j’apprécie la SantJordi. Mais quand en plus on m’offre un livre remarquable, cette fête donne lieu à un vrai bonheur de lecture !

Cette chance m’a été offerte avec le Cercle des Douze, de Pablo de Santis, résumé ici. Pour ceux qui n’ont pas envie de cliquer : Douze détectives, liés par l’organisation d’un cercle, se retrouvent à Paris à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889. Un crime va troubler leur réunion, sur fond de chantier de Tour Eiffel et de préparatifs de dernière minute, dans une capitale bouillonnante et déconcertée par cette construction métallique sans pareille.

Si le roman prend une centaine de pages pour se mettre en place, ce qui me semble beaucoup, il déroule ensuite une énigme qui m’a tenue en haleine, avec une galerie de portraits étonnante : j’ai adoré détester ces détectives arrogants, si mauvais camarades, si peu intéressés par les malheurs des autres… J’ai aussi pris un grand plaisir à lire quelques passages d’une grande finesse d’écriture. J’ai relevé pour vous ces perles :


   La Tour déployait dans le ciel gris son gigantisme sans objet. Elle semblait faite seulement pour les jours sans nuages, pour être vie de loin et sous la pluie. Quelques années plus tard, pour l’exposition de 1900, entourée d’automobiles, elle semblerait déjà ancienne, mais au temps de sa construction, elle conservait un air de surprise extravagante. Ce qui était prodigieux n’était pas sa hauteur, mais sa fin programmée. Que quelque chose d’aussi gigantesque puisse disparaitre sans cataclysme, comme les pièces d’un jouet qu’on range dans une boîte en bois, projetait autour d’elle une ombre d’irréalité futile. Elle nous susurrait à l’oreille de ne pas prendre la vie trop au sérieux.



   Il n’y avait aucun livre dans la maison de Grialet : c’était la maison tout entière qui était un livre. L’immeuble, comme je le sus par la suite, avait appartenu à l’éditeur Fussel, qui avait fait construire portes et fenêtres comme si elles avaient été des couvertures de livres. Les escaliers à colimaçon s’élevaient comme des arabesques ; des pièces imprévues surgissaient de-ci de-là comme des notes de bas de pages ; les couloirs s’allongeaient telles des gloses exagérées.



(l’énigme) était ce qu’elle avait toujours été depuis mon enfance : un puzzle. Mon père rentrait à la maison avec le grand carton enveloppé dans du papier bleu. Devant la fenêtre, j’arrachais le papier, je renversais les pièces sur le sol et je jouissais du spectacle de ce chaos brillant qui attendait qu’on y mette de l’ordre et qu’on trouve, derrière les formes, la Forme.

vendredi 20 avril 2012

Sant Jordi

Les catalans ont une jolie façon de célébrer la Sant Jordi (Saint Georges pour vous autres français...). Laissons mon ami Sylvain Manyach vous en parler:

http://blogs.mediapart.fr/blog/sylvain-manyach/230410/la-sant-jordi-saint-georges-en-catalogne

Dans ma version toute personnelle, j'offre à la fois une rose et un livre à ceux à qui j'ai envie de faire plaisir... Attention, ça vient vite, c'est le 23 avril...
Et vous, n'hésitez pas !