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samedi 8 juin 2013

Ma semaine de télé - 5 juin 2013



J’aime bien commencer ma lecture de Télérama en feuilletant le programme télé de la semaine qui vient. Vous les connaissez chez Télérama, ils ont des coups de cœurs incompréhensibles, des bêtes noirs toutes aussi incompréhensibles. Mais ils restent la référence dont on n’arrive pas à se passer quand on est tombée dedans quand on était petite. Alors, je lis, je consulte, et je trie.

Ce weekend, je ne sais pas pourquoi, j’ai envie de partager avec vous le résultat forcément subjectif de ce tri, entre les films que j’ai déjà vus et ne reverrai pas, et ceux qui « manquent à ma culture »

Ce soir, 13ème rue propose une adaptation des enquêtes de Wallander, romans d’Henning Mankell. Celles que j’ai vues sont plutôt réussies, si j’avais la télé là ou je suis, je regarderais.

Lundi soir, W9 diffuse Lord of War, un film avec Nicolas Cage sur un marchand de canons. « Si un terrien sur douze est armé, il y a un moyen de convaincre les onze autres ». Sans doute une belle illustration d’un des aspects les plus rebutants de notre monde moderne.

En même temps, sur W9, Jackie Brown de Tarantino. Je n’aime pas trop le réalisateur de films pleins de violence gratuite et exacerbée (Kill Bill, Django Unchained). Mais je suis convaincue que ce film est à voir.

Et encore en même temps, une nouvelle série sur Canal, Vikings. Le héros est celui du génial (et je pèse mes mots) film de Richard Fleischer, Les vikings. Télérama qualifie cette série d’agréable surprise. Et le film est un des grands souvenirs cinématographiques de mon enfance. Je crois donc que je vais le regarder. Au passage une confidence : le nom du héros, Ragnar, a inspiré celui du héros d’un des deux romans de mon livre, D’un monde à l’autre (lien).

Lundi soir encore (décidément, c’est toujours pareil à la télé, tous les trucs intéressants le même jour), un docu-fiction sur le château de Versailles, et Le Chasseur avec Steve McQueen, un acteur que j’adore. Beau, félin, des yeux bleus mais surtout… un talent hors du commun.

Mardi soir sur Paris Première, Paris brûle-t-il qu’on ne présente plus !

Mercredi soir, Arte propose un film d’animation réalisé par l’assistant de Tim Burton, Coraline. Je ne suis pas fan des films d’animation. Mais ici, l’histoire avec deux univers parallèle, le réel avec tous ses défauts, l’autre ou les parents ont des boutons à la place des yeux, semble riche et … à faire peur !

Jeudi sur France 3 : Master and Commander, adapté des romans de Patrick O’Brian. Un grand film d’aventure et un grand film humain, tout ce qu’il faut pour une belle soirée. Et les yeux de Russel Crowe…

A la même heure sur Gulli : la guerre des boutons. Le vrai. Pas les remakes. Avec P’tit Gibus, Michel Galabru, Jean Richard et Pierre Tchernia. Un délicieux parfum d’autrefois, et surtout une belle histoire de gosses, une jolie chronique rurale, la  meilleure adaptation du roman de Louis Pergaud. Encore un beau souvenir cinématographique d’enfance, avec toujours le même plaisir devenue adulte.

Jeudi soir toujours, encore deux de ces remarquables adaptations des nouvelle de Maupassant, Partie de Campagne et surtout Le Vieux. Un homme organise l’enterrement de son beau-père, lequel… ne passe pas de vie à trépas.

Voilà ma sélection ! Vous l’aurez constaté, beaucoup de littérature présente dans mes choix, que voulez-vous on ne se refait pas…

Bonne semaine J

lundi 8 avril 2013

Quand le livre devient film.




Avant-hier, un post sur Google+ : une critique (enthousiaste) de « le parfum » de Patrick Suskind. Et bien entendu, dans les commentaires le film est évoqué. J’ai aimé le livre, pas le film.

Hier, découverte en lisant la critique dans Télérama : le film « perfect mothers » est inspiré du livre « les grand-mères » de Doris Lessing. Je n’ai pas été charmée par le livre, pas envie de voir le film. 



Cela m’a amené à réfléchir : que se passe-t-il quand le livre devient film ?  Résumons en mots simples : j’aime pas.

Pourquoi me direz-vous ? Parce que j’aime lire. Et parce que je suis une visuelle. Quand je lis, je vois les lieux, les personnages, les couleurs. J’entends les voix. Je me représente l’histoire à ma façon, avec mes yeux, et mon imaginaire mêlé à celui de l’auteur.

Et pour dire la vérité, je n’ai pas envie de confronter mon imaginaire à celui du réalisateur ou du scénariste qui s’est approprié le roman. Autant j’aime me plonger dans celui de l’écrivain, autant je résiste à tout autre.

Et bien entendu, plus j’ai apprécié le livre, moins je suis encline à me laisser imposer une iconographie sans doute respectable, sans doute vraisemblable, mais qui n’est pas la mienne.

Vous vous en doutez, dans ce cas je peux être extrêmement réfractaire au choix des acteurs. Comment imaginer une seule seconde Gérard Depardieu, lourd et vulgaire, jouant Edmond Dantès puis le Comte de Monte-Cristo, jeune homme aérien puis homme digne ? Comment envisager Daniel Craig, si propre sur lui, dans le rôle du journaliste vieillissant de Millénium ? (Ici je sens quelques cheveux se hérisser sur des têtes. Que voulez-vous, ces acteurs ne correspondent pas à l’image que je me suis fait des personnages).

Dans ce constat négatif, quelques perles surnagent, bien sûr. La magnifique adaptation du Seigneur des Anneaux par Peter Jackson. Faut dire que Tolkien lui a facilité la tâche en étant assez descriptif. J’aime beaucoup aussi les téléfilms tirés des enquêtes de l’inspecteur Vallander de Henning Mankell. Kenneth Brannag était sans doute le Vallander. Et aucun doute à travers ces exemples : ce que le réalisateur voit dans le livre, c’est aussi ce que j’y vois. C’est pour cela que ça fonctionne.

J’entends au fond à droite une question : dans le cas d’un livre que je n’ai pas aimé, pourrais-je aimer le film ? Difficile à dire… Quand je n’ai pas aimé le livre, je n’ai pas envie de voir le film. Il faut des arguments convaincants pour que je sois tentée. D’ailleurs je ne trouve pas d’exemple. Triste ? Je ne sais pas…

Il reste un dernier cas : le livre que je n’ai pas lu et qui est adapté en film. Et bien là, soyons honnêtes :  la magie opère. J’ai beaucoup aimé « beaucoup de bruit pour rien » (encore Kenneth Brannag, un sacré bonhomme) et « orgueils et préjugés », par exemple. C’est même grâce au film que je me suis décidée à lire le roman de Jane Austen et là… mon imaginaire a fonctionné, et les images n’étaient pas celle du film.

Donc et en résumé : quand le roman devient film, si j’ai lu le livre, j’aime pas, et si je n’ai pas lu le livre tout peut arriver…

Et vous ?