samedi 23 novembre 2019

à la recherche du pied de mouton


Le ciel est gris, il fait frais et humide. Les arbres ont fini leur toilette et s’ébrouent silencieusement, versant sur nos têtes et au sol  quelques grosses gouttes sonores. Parlons-en du sol : les feuilles mortes parcourent un nuancier de couleurs allant du jaune fané au brun chocolat, en passant par toute sortes de déclinaisons de rouille, de brun roux, d’ocre… Et parmi cette profusion de couleurs… si proches, nous cherchons une tonalité particulière, coquille d’œuf. La signature du pied de mouton. Vingt fois une nuance plus claire attirera notre regard, vingt fois nos espoirs seront douchés : juste une feuille pâle, ou exposant son envers blafard. 



Les gouttes deviennent plus abondantes, il semblerait que les arbres aient décidé une nouvelle douche. Nous nous obstinons à chercher, pour finalement tomber sur une dizaine de champignons, plus jaunes que coquille d’œuf, et cachés sous les ronces… ce qui ne correspond à rien à ce dont nous avions l’habitude ! Décidément le Perche que nous apprenons à connaître nous réserve d’étranges surprises. 

La pluie est forte maintenant. Bottes, vestes étanches, capuche ou chapeau, nous sommes bien protégés. Mais les pantalons se mouillent et l’espoir d’une fricassée de pieds de mouton diminue.
Trop humide ? Trop froid ? Trop tard dans la saison ? Mystère…

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