mardi 20 novembre 2012

Petits bonheurs de lecture #1



J'ai décidé d'ouvrir une nouvelle rubrique: "mes petits bonheurs de lecture"

Parfois, au détour d'une page de roman, voici que s'offrent aux yeux du lecteur une, deux, trois phrases particulièrement belles. Ca m'arrive, assez souvent. Et loin de me sentir agressée par cette exhibition, je me dis que je dois les partager avec vous.

Cette rubrique contiendra donc des extraits, mais elle n'a rien à voir avec l'autre rubrique, qui s'appelle #extraits (je sais, c'est compliqué, mais comme ça je verrai ce qui suivent et ceux qui ont besoin d'un rattrapage). Dans cette autre rubrique, je ne relève que des textes ou les auteurs parlent d'écriture ou d'écrivains. Ici je veux partager des phrases belles, élégantes, aux mots bien choisis.

Bon, trêve de discours, commençons. Et là je vais en surprendre plus d'un: je n'ai pas aimé le livre qui sera cité. Il s'agit du recueil de récits Les Oliviers du Négus, de Laurent Gaudé. L'auteur traite ici de thèmes qui lui sont chers, et qu'on retrouve dans toute son œuvre. Mais il manque le souffle, l'envergure de ses romans. Ce qui n'empêche pas quelques très belles phrases, puisque Laurent Gaudé manie la langue avec grâce:

« Il écoutait les conversations de ses amis d’autrefois et ne comprenait plus leurs rêves et leurs envies. Etranger à tout, incapable de reprendre le cours normal de sa vie. Seuls les oliviers continuaient à parler à ce grand fou brûlé par la guerre. »

« Je ne savais pas s’il s’agissait encore d’hommes ou si, au fil du temps passé dans ce camp de nulle part, ils avaient fini par devenir arbre, terre et granit. »

 éd Actes Sud

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